CARNET GRIS


L’AORT/RP nous a fait part du décès :
     - du Chef de Bataillon Émile HUBY le 3 juillet 2015
     - du Lieutenant-colonel Jacques GATEUIL le 15 avril 2015.
     - du Chef de Bataillon Christian COMTE le 10 avril 2015.
     - du Chef de Bataillon Serge BAUDINOT le 16 décembre 2014.


CBA (h) ÉmileHUBY
7 novembre 2014 — 3 juillet 2015

 Émile HUBY au Fort de Bicêtre le 12 novembre 2014

Huby


Notre ami, le Chef de Bataillon honoraire Émile HUBY, est mort à son domicile parisien le vendredi 3 juillet 2015.
J'avais fait sa connaissance en 1956 en venant suivre, au Centre Ferrié installé au Quartier Dupleix à Paris, les cours de la Préparation Militaire Technique “Opérateur de Téléimprimeur”.
Préparation qu'il avait créée de toutes pièces sur une idée du Colonel DELESTRÉE. À l'époque, il était lieutenant de réserve, ayant accédé à l'épaulette grâce aux cours de perfectionnement des sous-officiers de réserve. Par le jeu normal de l'avancement des réservistes, il accéda plus tard au grade de chef de bataillon, la limite d'âge l'empêchant de poursuivre plus haut.
Je l'ai toujours vouvoyé et appelé par son grade jusqu'à 2006 environ où il a exigé que je le tutoye et l'appelle par son prénom. Il me fallut faire effort après 50 ans de vouvoiement !
Sa personnalité était fortement marquée par la figure de son père, également prénommé Émile, mort au Champ d'Honneur le 6 septembre 1916 à Belloy en Santerre dans la Somme. Il ne se le rappelait évidemment pas mais sa mère, qui ne s'était pas remariée, avait su entretenir l'image de ce père mort glorieusement à même pas 29 ans. Vers 1975, il me montra un courrier adressé à sa mère par un camarade de son père qui avait pris part à l'engagement au cours duquel celui-ci avait été tué. Ce camarade narrait les derniers instants d'Émile-père avant que la poursuite du combat les sépare. Le corps d'Émile-père n'a pas été retrouvé. Plus tard, prenant connaissance des modalités du choix, par un jeune appelé, du corps du Soldat Inconnu, notre ami avait conclu que celui qui repose sous la dalle sacrée POUVAIT être son père. Il en a tiré une fidélité totale aux cérémonies de ravivage de la Flamme par les Transmissions et aux cérémonies du 11 novembre.
Émile, qui me parlait souvent de sa mère et à laquelle il rendait fréquemment visite, avait été élevé dans un patriotisme exigeant qui l'avait conduit à s'engager à 18 ans comme  sapeurtélégraphiste puisqu'il avait une qualification dans ce domaine acquise à l'École de la rue de la Lune à Paris.
Il me racontait ses contacts radio à 2000 km de distance entre le sud-marocain et la station de la Tour Eiffel, ce qui, là aussi, avait fait naître en lui une parfaite fidélité aux cérémonies à la stèle
du Général Ferrié à l'entrée de ce qui fut cette station radio au Champ de Mars.
Il me racontait aussi la guerre de 1940, la retraite par Saint Valéry en Caux, l'évacuation vers l'Angleterre puis le rapatriement sur un navire charbonnier britannique avec l'impossibilité de
débarquer à Brest où des bateaux avaient été coulés dans la rade. Il avait fini par débarquer à Bayonne pour rejoindre Montauban où il avait été démobilisé.
La direction du centre Ferrié que j'ai évoqué lui avait été confiée après qu'il fût devenu officier.
Les secousses politiques de la fin des années 1950 et du début des années 1960 obligèrent à faire soutenir ce Centre par une association civile. Ce fut l'Association des Sous-Officiers de Réserve
des Transmissions (ASORT), présidée alors par un certain Émile HUBY, qui s'y attela, organisant le déménagement dans les locaux du Centre de Préparation Militaire de Paris au Fort Neuf de Vincennes.

Huby 2
Le GCA BLAIRE, directeur central DIRISI, remet un souvenir au CBA HUBY

le 12 novembre 2014 à l’occasion de son centenaire.

 

Émile était également adhérent de l'Association des Officiers de Réserve des Transmissions de la 1ère Région Militaire (AORT 1), ancêtre de l'AORT/RP. Au début des années 1970, celle-ci connut deux graves crises à la suite du décès d'un président puis de la démission inattendue d'un autre, en conflit avec son bureau. Dans ces périodes de trouble, un sage dût ramener le calme dans les esprits tout en tenant la barre et en présentant au Commandement Militaire une image lisse de l'Association. Nous n'eûmes pas à chercher le sage bien longtemps. Il fallut par contre le convaincre à chaque fois d'accepter la mission. Seule la démonstration de l'intérêt de l'Association le fit céder, non sans mal.

À la suite de ces événements, l'Association le nomma président d'Honneur, titre qu'il aura porté les quarante dernières années de sa vie et dans lequel il voyait l'obligation d'assister à toutes les réunions de bureau, obligation qu'il assuma sauf quand sa santé ne le lui permettait plus. Sa dernière venue au Fort de Bicêtre remonte au 12 novembre 2014. Nous avions profité de sa présence pour fêter son centenaire avec les autorités de l'Arme des Transmissions. Début juin 2015, il me téléphonait pour me demander le compte-rendu d'une réunion qui ne lui était pas parvenu. Effectivement, un problème technique avait empêché l'envoi de ce document.
Ses dernières années auront été endeuillées par les décès de ses deux fils puis de son épouse dont le discernement était affecté. Il en parlait avec pudeur et déployait d'immenses efforts pour que cela n'affecte pas son activité à nos côtés.


Adieu Émile, les Transmetteurs vont devoir, sans toi, poursuivre la route. Ils garderont le souvenir d'un excellent camarade au patriotisme ardent, à la morale exigeante, à la fidélité exemplaire et au courage permanent.
En ce qui me concerne je dirai simplement que tu as… TRANSMIS. Merci à toi.

                                                                              COL (h) Ph. BIBAL
                                                     Président de l'Association des Officiers de Réserve des
                                                        Transmissions de la Région de Paris (AORT/RP)


Hommage au Lieutenant-colonel (h) Jacques GATEUIL

À l’époque de la 1ère Région Militaire, il était le délégué de l’ANORT à la 13ème DMT de Tours ce qui permettait aux Transmetteurs de réserve de la Région Centre d’avoir un interlocuteur. Son activité professionnelle d’inspecteur divisionnaire à la SNCF, lui donnait la permettait de se déplacer pour suivre les dossiers à l’État-major de Région. Il a également été un appui efficace pour les équipes de tir et de rallye de l’AORT1 quand certaines épreuves se déroulaient au Camp du Ruchard.


Hommage au Chef de Bataillon (h) Christian COMTE

comte

 

Issu du corps des sous-officiers, Christian COMTE avait adhéré à l’AORT1 dès son accession à l’épaulette en 1975. Très actif dans les concours de tir et au rallye interarmes, il a permis aux équipes Transmissions de figurer dans les finales régionales.

 

 

 

Hommage au Chef de Bataillon (ER) Serge BAUDINOTBaudinot

Engagé volontaire en 1942 au 14ème groupe de transmissions, il rejoint l’Organisation de Résistance de l’Armée (ORA) puis participe avec la 5ème DB aux combats de la Libération puis en Allemagne.
Il sert ensuite en Indochine où il sera blessé puis en Algérie qu’il quitte pour rejoindre la Section Technique de l’Armée comme chef du centre d’expérimentation des transmissions.
Il prend sa retraite en 1975 au grade de Chef de Bataillon pour devenir chef de groupe pour la société EXPAM. C’est à ce moment qu’il adhère à l’AORT 1, ancêtre de l’AORT/RP Très impliqué dans le monde associatif, il présida la 1252ème section des Médaillés Militaires, fut vice-président de l’Association de l’Union française de Bourg-la-Reine. Il était aussi administrateur de la Fédération Nationale André Maginot.
L’AORT/RP et l’UNATRANS s’associent à la peine de leurs proches et gardent le souvenir de ces camarades animés d’un bel esprit.

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