Les unités de l'Arme des Transmissions 
Leurs situations

(Source: Brochure "Histoire et Traditions" de l'ESAT)
8° RT 18° RT 28° RT 40° RT 41° RT 42° RT 44° RT 48° RT
53° RT 54° RT 43° BT 785° CGE EM BFA 1° CCT 2° CCT 3° CCT
4° CCT 6° CCT 7° CCT 9° CCT 11° CCT 27° CCT

Médaille 8°RT

8°RT

A la fin du XIX° siècle, une école de télégraphie militaire est fondée au Mont-Valérien. En 1900 elle donne naissance au 24° Bataillon du 5° Régiment du génie. Ce bataillon se transforme en 8° Régiment du génie le ler janvier 1913. Pendant la Première guerre mondiale, le 8° Régiment du génie est la seule unité de sapeurs-télégraphistes. Son effectif atteint 55000 hommes en 1918, dont 1000 officiers. Dans l’entre-deux guerres, le 8° Régiment du génie donne naissance aux autres unités de sapeurs-télégraphistes (le 41° Bataillon du génie au Maroc, le 43° Bataillon du génie à Beyrouth, le 42° Bataillon du génie à Mayence et le 48° Bataillon du génie de Toul).

Dans la tourmente de 1940, le 8° Régiment du génie disparaît et ses personnels basculent, pour beaucoup, dans la résistance. Le 1er  avril 1946, le numéro « 8 » réapparaît avec la création du 8° Bataillon de transmissions.

Le 1er avril 1947, le 8° Régiment de transmissions est créé à son tour et reprend les traditions du 24° Bataillon et du 5° Régiment du génie. Il occupe actuellement le site prestigieux de la Forteresse du Mont Vaérien à Suresnes (Hauts-de-Seine). Son drapeau est décoré de la Croix de guerre 1939-1945, avec citation à l’ordre du corps d’armée et porte les inscriptions: Maroc 1907-1913, Flandres 1915, Verdun 1916, La Somme 1916, La Malmaison 1917 et Résistance 1940-1944. Il est le seul emblème de l’armée de terre à porter cette dernière inscription:

«Tu es l’ancien, sois le meilleur»

 

Médaille 18°RT

18°RT

Le 18° Régiment de sapeurs-télégraphistes (RST) est créé à Nancy en avril 1923. Par tradition c’est un régiment lorrain. De 1935 à 1940, le 18° RST a en charge le système de transmissions de la zone fortifiée du Nord-Est. Héritier de ses traditions, le 18° Régiment de transmissions est créé à Grenoble en novembre 1945. Dissous en mars 1946 il est reconstitué en mai de la même année en Allemagne à partir des réserves de la 1ère Armée. En juin 1947, il change de nom pour devenir le 42° RT A la fin de la même année, il est recréé en France à Metz et Nancy. En avril 1951, le régiment fait mouvement sur Epinal. De 1956 à 1964, un de ses bataillons est détaché à Montmédy. En 1967, le régiment prend l’appellation de 18° Régiment d’instruction des transmissions (RIT). Il retrouve son appellation originelle de 18° RT le 1er août 1977 dans le cadre de la restructuration de l’armée de Terre. Il est dissous le 30 juin 1997.

Recréé le 1er juillet 2003, il est implanté à Bretteville sur Odon (Calvados).

«Ardent et généreux»

Médaille 28°RT

28°RT

Le 28° Régiment de transmissions est l’héritier du passé prestigieux du 28° Bataillon du génie, créé en avril 1914, qui s’illustre au cours du premier conflit mondial en France et dans les Balkans. Il est cité 13 fois à l’ordre de l’armée, 3 fois à l’ordre des corps d’armée et 6 fois à l’ordre de la division. Dissous en 1919, il renaît à Montpellier en tant que 28° Régiment de sapeurs-télégraphistes. Devenu dépôt du 28° Génie en 1939, il est dissous à la signature de l’Armistice de 1940.

Le 1er novembre 1945 est créé le 28° Régiment des transmissions à Toulouse. Il devient ensuite 28° BT et est successivement stationné à Nice, Sète, Marseille. Transformé en 821° BT à Saïgon, il s’illustre en Indochine. Recréé en 1965 à Nice, il est de nouveau dissous en 1969. Il renaît à Orléans en 1979 et reçoit son drapeau le 4 juillet. En 1984, dans le cadre de la réorganisation de l’armée de terre, il devient le régiment de transmissions de la Force d’action rapide (FAR) et se professionnalise. Il est actuellement implanté à Issoire (Puy-de-Dôme)

Le souvenir de ces événements glorieux est rappelé par le port de deux fourragères, l’une aux couleurs de la Médaille Militaire, l’autre à celle de la Croix de Guerre 1914-1918. Le drapeau porte, brodée dans ses plis, l'inscription «Indochine 1953-1956».

 

Médaille 40°RT

40°RT

Le 40° Bataillon de transmissions est créé le ler avril 1951 à Fribourg en Brisgau. Il est transféré en 1956 en Algérie où il deviendra successivement 709° BT puis, au début de 1957, 71° BT de la 21° Division. A leur retour en France, ces unités sont intégrées dans le 2° Bataillon du 42° RT. Parallèlement, est créée à Coblence en Allemagne la 40° Compagnie de transmissions le 1er avril 1958. Cette unité est dissoute en 1969. Constitué par modification organique du 2° Bataillon du 42° RT (11/42), le 40° Régiment de transmissions est créé le 1ernovembre 1969 à Neustadt (Rhénanie-Palatinat), au sein des Forces Françaises en Allemagne. Il reçoit son drapeau le 27 mai 1970. Il connaît deux garnisons Sarrebourg à partir de 1972 puis Thionville à compter de 1984.

Il occupe actuellement le quartier Jeanne d’Arc à Thionville et le quartier Guyon-Gellin à Hettange-Grande (Moselle). Depuis 1996, il fait partie de la brigade de transmissions.

«Qui me regarde s’incline»

 

Médaille 41°RT

41°RT

Héritier du 41° Bataillon du génie, mis sur pied le 1er octobre 1920 au Maroc, lequel prendra part aux opérations de pacification du Maroc de 1922 à 1935. puis fournira le personnel des transmissions de la 1ère Division marocaine de montagne pour les opérations de Tunisie en 1942. Il devient 41° Régiment de transmissions au Maroc le 1er juillet 1946. Durant la Seconde Guerre mondiale, le 41° RT s’illustre lors des campagnes d’Italie, de France et d’Allemagne. De 1946 à 1954, il forme plus de 2000 monteurs de lignes téléphoniques et télégraphiques qui participent aux opérations d’Indochine. Il est dissous le 1er juillet 1958, recréé le 1er juillet 1966 à Evreux avant de s’installer définitivement à Senlis (Oise) en 1979, dans le quartier Ordener.

Le drapeau porte en ses plis les inscriptions Tunisie, Italie, Allemagne et Indochine.

Aujourd’hui, toujours fidèle à sa devise, le 41° Régiment de transmissions est engagé dans le monde entier.

«Par delà les terres et l’océan»

 

Médaille 42°RT

42°RT

Le 42° RT est l’héritier des unités de transmissions du Corps expéditionnaire français en Italie (CEF) et de la 1ère Armée. En 1946, les unités de transmissions stationnées en Allemagne sont regroupées au sein d’un seul régiment, le 18°RT, dont le PC. est à Steinbach. Articulé en deux bataillons il prend, le 1er juillet 1947, le nom de 42°RT numéro du bataillon de sapeurs télégraphistes de l’armée du Rhin stationné à Mayence, en 1920. Son PC. est implanté à Rastatt puis à Zweibrücken. Réorganisé en 1959 et en 1969, il est le régiment de transmissions du II° Corps d’armée et s’implante à Rastatt. En juillet 1978, il change à nouveau de structure et partage alors avec le 53° et le 51° RT. la mission de mettre en oeuvre les transmissions du II° C.A.

Doté en matériels RITA en 1984, il fait l’objet d’une nouvelle réorganisation qui l’amène dans sa configuration actuelle. Le 18 août 1993, il s’implante à Achern et devient unité du Corps Européen le 1er octobre 1993. Le 1er août 1999, transféré à Laval, le régiment intègre la brigade de transmissions. Le 1er juillet 2000. il s’enrichit de deux compagnies à Caen qui sont l’embryon du futur 18° Régiment de transmissions créé en 2003. Le 1er juillet 2001, le régiment intègre dans ses rangs deux compagnies du 58° Régiment de transmissions.


Dissolution en 2011

 

Médaille 44°RT

44°RT

La création du 44° RT, le 1er octobre 1971, est l’aboutissement d’une longue évolution de la mission particulière des transmissions la guerre électronique. Dès 1949, la Compagnie autonome d’écoutes et de radiogoniométrie voit le jour. Elle s’illustre en Extrême-Orient au point d’être citée en juin 1954 à l’ordre de la division. Le drapeau du régiment porte ainsi l’inscription «Indochine 1952-1954».Dissoute en 1954, cette unité donne naissance à deux compagnies d’écoute qui fusionnent en 1967 pour créer le 708° Bataillon de guerre électronique à Landau (RFA). Le ler octobre 1971, le 708° BGE devient le 44° Régiment de transmissions. Jusqu’en 1994, le régiment arme des centres d’écoutes avancés aux avant-postes de l’alliance atlantique.

Le 1er septembre 1994, le 44° RT quitte l’Allemagne et s’installe à Mutzig (Bas-Rhin). Il est rattaché depuis 1993 à la brigade de renseignement.

«Nihil nisi silentium timet»

(Ne crains rien, si ce n'est que le silence)

 

Médaille 48°RT

48°RT

Héritier du 48° Bataillon de sapeurs télégraphistes, issu de la restructuration en 1920, du 8° Bataillon du Génie, le 48° Bataillon de transmissions est créé le 1er avril 1947 et prend garnison à Libourne. Il est dissous le 31 mars 1951 lors de la réorganisation des formations et s’intègre au Groupement régional d’exploitation des transmissions GRET 4. transformé en 1955 en GRET 804. Le 1er juillet 1984, le GRET 804 prend le nom de 4° Bataillon de transmissions, stationné à Bordeaux, devient 4° Bataillon de transmissions, puis, le 1er juillet 1988, 48° Bataillon de transmissions et reçoit son drapeau des mains du général SALVAN. Le 1er septembre 1991, dans le cadre de la réorganisation Armée 2000, le bataillon forme Corps.

Il devient 48° Régiment de transmissions le 1erjuillet 1995 et s’implante sur la garnison d’Agen (Lot-et-Garonne).

«Religare et unire sic»

(Relier et unir aussi)

 

Médaille 53°RT

53°RT

En mai 1943 est créée la 45/3 (3° compagnie du 45° BT) à Maison-Carrée (Algérie). Elle devient Compagnie mixte de transmissions 83/84 de la 3° Division infanterie algérienne (DIA.), créée la même année. De 1944-1945, elle participe à la Campagne d’Italie, au débarquement en Provence, à la Campagne de France, au franchissement du Rhin et défile à Stuttgart le 12 mai 1945. Stationnée à Stuttgart (Allemagne), puis à Lachen-Speyerdorf (Neustadt, Allemagne), elle devient, en 1946, la 53° Compagnie de transmissions à Bingen (Allemagne).

Dissoute en 1947, elle est recréée en tant que 53° Compagnie mixte de transmissions au sein du 46° Bataillon de transmissions à Bad-Kreuznach (Allemagne). En 1949, la 53° CMT devient la 2° Compagnie du 46° BT, qui, en 1958, par fusionnement avec le 49° BT, prend successivement les noms de 53° BT à Fribourg (Allemagne), en 1969 de 53° Régiment de transmissions, puis en 1970 de 53° Régiment de commandement et de transmissions.

Il reprend le nom de 53° R.T en 1978 au sein du II° CA (Allemagne), est dissous en 1992, avant d’être recréé l’année suivante à Lunéville (en soutien de l’Unité expérimentale-HADES). Il devient 53° RT RITA au sein de la Brigade des transmissions en 1997. Il est placé en 1999 sous commandement opérationnel du corps européen. En 2001, il passe sous commandement opérationnel de la brigade de transmissions.

“Foudre dans l’azur”

 

Médaille 54°RT

54°RT

Héritière d’unités qui se sont illustrées à partir des années 1920 au Maroc puis, au cours de la Seconde Guerre mondiale, en Italie et en Allemagne où elles gagnent leurs lettres de noblesse, la Compagnie mixte de transmissions (CMT) 88/84 est créée en avril 1943. Elle participe à l’offensive alliée en Italie, France et Allemagne. C’est officiellement en 1955 qu’est créé le 54° Bataillon de transmissions, engagé en Algérie. Il s’ensuit une série de dissolutions et de recréations qui l’amènent successivement à Verdun et à Essey-lès-Nancy. Le 1er juin 1969, il prend l’appellation de 54° Régiment de transmissions. Dissous en 1985, le régiment est recréé l’année suivante à Haguenau (Bas-Rhin) à partir des compagnies VHF du 44° Régiment de transmissions de Landau (RFA).

Depuis 1993, il fait partie de la brigade de renseignement et de guerre électronique, devenue brigade de renseignement en 1996. C’est au titre de son héritage de la CMT 88/84 que le drapeau du régiment porte dans ses plis l’inscription Allemagne 1945.

«Nihil affirmat quod non probet »

(Il n’affirme rien qu’il ne prouve)

 

Médaille 43°BT

43°BT

Créé en 1921 au Levant, le 43° Bataillon de sapeurs-télégraphistes est présent jusqu’en 1939 en Haute Djerzireh. Il rentre en France et s’installe à Nancy, est engagé en Belgique et dans le Nord de la France. Il embarque à Dunkerque en 1940, combat en Normandie, puis en 1941 est renvoyé au Levant où il prend part aux combats de Merdjay Oun en juin et juillet 1942. Il participe à la campagne de Tunisie, se regroupe en Algérie en mai 1943 avant de faire mouvement sur la Corse en Octobre. Débarqué en Provence, il participe aux campagnes de France et d’Allemagne au sein du 1er Corps d’armée de la 1ère Armée française. Après la guerre, il est dissous. En 1955, il est reconstitué à Fontainebleau pour les besoins de l‘OTAN.

Le 1er octobre 1966, héritier de ce glorieux bataillon, le 43° Régiment de transmissions est créé à Nancy. Le 6 mai 1967 il reçoit son drapeau. Dissous le 31 juillet 1977, il est recréé le lendemain à Montigny-lès-Metz (Moselle) par transformation du GRET 806. Après avoir changé plusieurs fois de subordination, le 43° RT est dissous le 30 juin 2002. Le Centre national de soutien spécialisé des transmissions (CNSST) s’en fait l’héritier en prenant le 1er juillet 2002 l’appellation de 43° Bataillon des transmissions. Il est maintenant implanté à Orléans (Loiret). C’est au titre de l’héritage du glorieux 43° BT du Levant, objet d’une citation avec attribution de la Croix de guerre des théâtres d’opérations extérieures avec palme, que le drapeau porte une cravate et dans ses plis l’inscription «LEVANT 1925-1926».

“Soutenir sans faillir”

 

Médaille 785°CGE

785°CGE

Le 1er juillet 1958 est créée une compagnie d’électronique chargée d’expérimenter et de réaliser les matériels de guerre électronique.

Elle prend l’appellation de 785° Compagnie de guerre électronique le 16 octobre 1981. En 1992, dans le cadre du Plan Armée 2000, elle est rattachée à la chaîne stratégique, en l’occurrence le 38° Régiment de transmissions de Laval, tout en restant stationnée à Cesson-Sévigné (Ille-et-Vilaine). En 1993, elle est transférée à Orléans dans l’enceinte du quartier Bellecombe et se trouve alors rattachée au Centre national de soutien spécialisé des Transmissions (CNSST), devenu maintenant le 43°BT.

"Qu’ils me haïssent, pourvu qu’ils me craignent”

 

Médaille EM BFA

Compagnie EM BFA

Formée en 1989 à Böblingen en Allemagne, à partir de soldats allemands de la 55° Brigade de la Défense Territoriale et de soldats français venant de différents régiments de transmissions comme le 18° RT ou le 28° RT, cette compagnie a la grande particularité d’être une compagnie mixte à tous les niveaux, Le commandement est mixte, le commandant d'unité allemand et l’adjoint français. et vice-versa, alternant tous les deux ans. Environ 300 soldats français et allemands servent sous le commandement de leur chef, qu’il soit français ou allemand. Les matériels de transmissions sont également mixtes, de même pour les véhicules. En septembre 1992, la compagnie s’installe à Mühlheim (RFA).,

 

Médaille 1°CCT

1°CCT

La 1° CCT créée le 1er juillet 1999 trouve sa filiation à l’origine dans la 701° Compagnie d’exploitation des transmissions mise sur pied en 1955 à Lille, à partir d’un noyau d’actifs et de rappelés, et envoyée en Algérie.

De 1962 à 1967 elle donne naissance à la 4/58° Compagnie légère de transmissions qui dépend du 58° Bataillon de transmissions de Compiègne. Dès celle époque, elle assure les liaisons de la 10° Brigade mécanisée.

En 1967, elle est rattachée au 54° Bataillon de transmissions de Verdun et prend l’appellation de 4/54° Compagnie légère de transmissions. La création du Bataillon de commandement et de soutien voit son rattachement à ce bataillon sous l’appellation de 410° Compagnie légère de transmissions.

Le 1er août 1977, le 410°BCS est dissous et fait place au 10° Régiment de commandement et de soutien. La 410° CLT, après sa montée en puissance par apport de personnels et de matériels du 54° RCT, devient la 10° Compagnie de transmissions divisionnaire.

Après quinze ans de présence à Reims au service de la 10° Brigade, elle fait mouvement et s’implante avec le RCS au quartier Chanzy à Châlons-en- Champagne qu’elle partage avec l’état-major de la 10° Division blindée dont elle assure les liaisons. Elle est rattachée à la 10° Division blindée jusqu’en 1997.

 

Médaille 2°CCT

2°CCT

La 2° Compagnie de commandement et de transmissions se veut l’héritière des transmetteurs de la 2° Division blindée du général Leclerc. Dès 1941, en Afrique équatoriale, la colonne « L » (pour «Leclerc») disposait d’un escadron de transmissions. Parvenue au Maroc après Koufra et les opérations Fezzan-Tripolitaine, et devenue 2° Division Française Libre, elle est dotée le 1er juillet 1943 d’une unité de transmissions. Le 16 septembre, alors que la 2° DB vient d’être officiellement créée, cette compagnie devient la Compagnie mixte de transmissions (CMT) 97/84. Son histoire se confond alors avec celle de la 2° DB dans son effort de libération du sol national qui la conduira des plages de Normandie à Berchtesgaden en passant par Paris et Strasbourg. C’est durant cette épopée glorieuse que la compagnie est citée à l’ordre de l’armée. Le 1er avril 1946, alors que la 2° DB devient Groupement blindé n°2, la CMT 97/84 prend la dénomination de Détachement de Transmissions 182. L’unité va alors plusieurs fois changer d’appellation et de subordination au gré des réorganisations de l’armée de Terre. Elle retrouve, en 1999 à Orléans, sa vocation initiale et sa place auprès de l’état-major de la brigade Leclerc, la 2° Brigade blindée, en tant que 2° CCT, en charge de fournir les moyens SIC. nécessaires au centre opérationnel de l’état-major de la brigade et d’assurer également son soutien au quartier, en exercice et en opération extérieure.

 

Médaille 3°CCT

3°CCT

La 3° Compagnie de commandement et de transmissions a été créée en 1999. Elle est subordonnée à la 3° Brigade mécanisée et elle est stationnée à Limoges (Haute-Vienne). Elle partage l’héritage des traditions de la Compagnie mixte de transmissions 83/84, mais n’est pas dépositaire de ce patrimoine.









 

Médaille 4°CCT

4°CCT

Créée le 1er juillet 1999, la 4° Compagnie de commandement et de transmissions reprend l’insigne de la Compagnie de transmissions 88/84, créée en avril 1943 à Marrakech à partir d’une compagnie du 41° BT et dissoute en janvier 1946 à Innsbruck pour former la 914° Compagnie de transmissions.

La compagnie, comme Compagnie de Transmissions Divisionnaire, a appartenu successivement à la 4° Division marocaine de Montagne, au 408° Bataillon de commandement et de Soutien, au 4° Régiment de Commandement et de Soutien à Nancy (1977), au 4° Régiment d’hélicoptère de commandement et de manoeuvre et de soutien (RHCMS) et au 4° Régiment d’hélicoptère de commandement et de manoeuvre.

Depuis 1999 la 4° CCT est subordonnée à la 4° Brigade aéromobile et son siège est à Nancy (Meurthe-et-Moselle). Le fanion de la compagnie porte une cravate avec la Croix de Guerre 1939-1945 avec étoile d’argent (citation à l’ordre de la division du général de Lattre de Tassigny).

 

Médaille 6°CCT

6°CCT

La 6° Compagnie de commandement et de transmissions a été créée le 1er juillet 1999 suite à la dissolution du 6° Régiment de commandement et de soutien.

Elle reprend l’héritage des traditions de la 6° Compagnie de transmissions divisionnaire (CTD) qui fut créée le 1er juillet 1984 à Nîmes, suite à la fusion de la 31° CCT de Montélimar et de la 6° CTD de Strasbourg. Elle stationne actuellement à Nimes (Gard).

La 6° CTD a obtenu une citation comportant l’attribution de la Croix de Guerre des théâtres d’opérations extérieurs avec étoile de vermeil, lors de l’opération Daguet, en 1991.

La 6° CTD est l’héritière de la 3/57° Compagnie légère de transmissions créée le 1er mai 1962 au sein du 57° Bataillon de transmissions de Mulhouse qui devient le 10 mai 1969 le 57° Régiment de transmissions. A la transformation du RT en RCT - Régiment de commandement et de transmissions - la 3/57° CLT devient une unité élémentaire du 406° Bataillon de commandement et de soutien de la 6° brigade mécanisée sous l’appellation de 406° CLT

Le 1er août 1977, cette brigade devient la 6° Division blindée. L’unité de transmissions - la 6° CTD - est incluse dans le 6° Régiment de commandement et de soutien

 

Médaille 7°CCT

7°CCT

Créée en 1999, la 7° CCT est l’héritière de la 7° CTD de Besançon. Celle-ci avait la même structure et la même mission que les 10° CTD de Châlons-sur-Marne 6° CTD de Strasbourg et la 4° CTD de Nancy.

En mai 1962, la 4° Compagnie de 57° Bataillon de transmissions stationné à Mulhouse vient tenir garnison à Besançon. Implanté dans le quartier Ruty, elle constitue alors l’unité de transmissions adaptée à la 7° Brigade.

Le 1er août 1977, l’unité devient la 7° CTD, La compagnie est alors une unité élémentaire du 7° RCS. Devenue maintenant la 7°CCT, elle stationne à Besançon (Doubs).

 

Médaille 9°CCT

9°CCT

Héritière du corps des Télégraphistes coloniaux, du Tonkin, du Dahomey, de Madagascar, la 9° CTT est issue de la 71/84 (1944 à 1948), unité Transmissions de la 9° DIC qui s’illustre lors des campagnes avec les 9° et 10° Divisions d’infanterie coloniale.

En 1948 sont créés un régiment colonial des transmissions et un Bataillon colonial des transmissions à Toulouse. En 1962, la 59° Compagnie de transmissions s’installe à Saint-Malo. En 1966 la 59° Compagnie de transmissions devient la 9° Compagnie de transmissions divisionnaire (CTD) intégrée au sein de la 9° DIMA à Saint-Malo, En 1986 elle déménage pour Nantes. Le 1er juillet 1999 la 9° CTD devient la 9° Compagnie de commandement et de transmissions.

 

Médaille 11°CCT

11°CCTP

En août 1944 est créé un détachement de transmissions à la brigade Charles Martel des Forces Françaises de l’Intérieur. Ce détachement donne naissance en mars 1945 à la 80° Compagnie de transmissions de la 25° Division d’infanterie qui devient en août 1945 la 25° Division d’infanterie aéroportée. Prenant le nom de 75° CT puis de 341° CT en janvier 1949, ses éléments projetés en Indochine puis en Algérie donnent naissance aux 60° et 75° Compagnies de transmissions du Groupement parachutiste, alors que les éléments demeurés à Bayonne donnent naissance au Centre d’instruction des transmissions N° 25.

En 1961, la réorganisation des unités aéroportées voit la dissolution de ses deux compagnies et la création de la 61° CT de la 11° DLI.

Le 1er mars 1964, le 61° Bataillon de transmissions aéroportées est créé à partir du CIT 25, de la 61° CT et du 2° Bataillon de télégraphistes des Troupes de Marine d’Evreux. Il est dissous en juin 1971. Le 61° Bataillon de commandement et de transmissions est créé à Pau en 1973. Ce dernier suit la 11° DP à Toulouse en 1977 et devient alors le 14° Régiment de commandement et de transmissions parachutistes.

Prenant le nom de 14° Régiment parachutiste de commandement et de soutien en 1979 et englobant la compagnie de transmissions de la 11° DP, la 14° CTP, il est dissous en juillet 1999. La 14° CTP devient alors la 11° Compagnie de commandement et de transmissions parachutiste, attachée à l’état-major de la 11° BP et stationnée à Toulouse (Haute-Garonne).

 

Médaille 27°CCT

27°CCT

A l’origine lointaine de l’actuelle 27° Compagnie de transmissions on trouve un détachement du 8° Génie, mis sur pied au cours du premier trimestre 1916, pour assurer les transmissions de la 27° Division alpine alors engagée devant Verdun. Le 28 novembre 1942, la 27° DA est dissoute. Le 16 novembre 1944, la 27° DA peut être recréée. La 85° Compagnie de transmissions, qui comprend une section de commandement et d’échelon et des sections de construction et d’exploitation fil et radio, en fait partie. Créée en 1946 en tant que Compagnie de transmissions du groupement aéroporté n°2 en Afrique du Nord, la 77° Compagnie de transmissions (CT) est recréée le 1er août 1955 à Grenoble par changement d’appellation du 77° détachement du GRET 808 (Groupe Régional d’Exploitation des Transmissions). La 77° CT fait mouvement vers l’Algérie en 1955 au sein de la 27° Division d’infanterie alpine. Elle s’implante à Tizi-Ouzou, en Grande Kabylie, où elle est chargée d’assurer les liaisons de la zone. De retour en France, la 77° CT est dissoute le 15 décembre 1962 au camp de Sissonne (Aisne). Une nouvelle 77° Compagnie de transmissions est créée le 1er avril 1963 à Grenoble par transformation de la 435° CT de retour d’Algérie. Elle constitue alors l’unité de transmissions de la 27° Brigade alpine. Le 1er août 1976, les deux brigades alpines fusionnent pour former la 27° Division alpine. La 77° CT et la 67° CT sont alors dissoutes et donnent naissance à la 427° CT. Le 1er août 1977, par changement d’appellation, la 427° CT devient la 27° Compagnie de commandement et de transmissions, intégrée au sein du 27° Régiment de commandement et de soutien installé à Grenoble. Enfin, au 1er juillet 1999, la dissolution du 27° RCS entraîne la restructuration de la 27° CT en 27° Compagnie de commandement et de transmissions. Elle stationne à Varces (Isère). En plus de la mission technique, cette unité doit assurer le soutien opérationnel de l’état-major de la 27° Brigade d’infanterie de montagne grâce à la création d’une section de Quartier Général.